Origine des produits dérivés des boutiques de musées français - Enquête Mai 2019 Pôle Enquêtes et Etudes de la FIMIF (2022)

Pôle Enquêtes et Etudes de la FIMIFOrigine des produits dérivés des boutiques de musées français Enquête Mai 2019 Pôle Enquêtes et Etudes de la FIMIF

Origine des produits dérivés des boutiques de muséesSommaireInfographie 2Note de synthèse 3 Tableau comparatif de la variation de l’offre en boutique 5Objet de l’enquête et précisions méthodologiques 6Remerciements et contacts 7Annexes : détails et analyse des musées 8 Château de Versailles 8 Musée du Louvre 9 Musée du Grand Palais 10 Musée du Quai Branly 10 Musée d’Orsay 11 Musée Pompidou 11 Musée du Luxembourg 12 Musée de l’armée 12 Musée des Arts Décoratifs 13 Fondation Louis Vuitton 14 Tour Eiffel 15 Muséum national d’Histoire Naturelle 16 Mont Saint-Michel 17Liste des fournisseurs de produits Made In France 18 20 1

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Origine des produits dérivés des boutiques de muséesNote de synthèseEn matière de tourisme, la France cumule encore et toujours les Coté transparence, aucun produit n’est désormais strictementpremières places : selon le Ministère de l’Europe et des Affaires transparent sur son origine, à travers l’ensemble des musées.Étrangères, la France était, l’année encore, la première Nous avons en outre constaté dans plusieurs musées desdestination touristique mondiale, avec l’accueil de près de 90 pratiques visant à masquer une origine de production exotique,millions de personnes en 2018. Le Louvre est une nouvelle fois le les étiquettes du musée masquant l’indication de provenancemusée le plus visité au monde, avec plus de 10 millions de inscrite sur le produit (cf. Musée de l’Armée). Lorsque lesvisiteurs en 2018, toutes nationalités confondues. Ne sont pas en marques sont questionnées sur la provenance des produits, ellesreste les musées d’Orsay, du Quai Branly ou encore le Château restent vagues, faisant référence à une conception française aude Versailles, ce dernier ayant accueilli 8 millions de visiteurs en lieu d’une production française, ou à une zone géographique2018. large (ex : l’Extrême Orient) au lieu d’un pays. D’autres refusentCette attractivité culturelle majeure profite-t-elle aux tout simplement de nous renseigner (cf. Musée de l’armée).producteurs, artisans et salariés français ? Les musées qui Notons également de nombreux cas de Franco-lavage, pratiquecapitalisent sur l’Histoire de notre pays participent-ils à sa que la FIMIF dénonce régulièrement : maroquinerie réalisée enprospérité présente et future ? Ce patrimoine public largement Chine et sur laquelle on appose un drapeau tricolore ; un nom definancé par les contribuables profite-t-il de son activité pour marque à la consonance française évocatrice ou contenantalimenter l’activité des usines et ateliers soumis aux impôts « Paris », et n’ayant de parisien que le lieu de distribution. Defrançais ? même, l’utilisation d’indicateurs peu lisibles tels que « Made in PRC » (Popular Republic of China) à la place de « Made inLa FIMIF s’est intéressée pour la seconde fois à la provenance China », complexifie la lecture pour le consommateur.des objets vendus dans les boutiques officielles des musées etproposés à leurs visiteurs. Elle s’est rendue dans treize boutiques Coté achat et organisation, les boutiques de musées sontde musées et sites touristiques, représentant à elles seules la organisées de deux manières. Elles sont soit gérées de manièremoitié du nombre total des entrées dans les musées de France. indépendantes, soit exploitées par une structure gérant les boutiques de plusieurs musées. Ces groupements agissentLe résultat est sans appel : seule 22% de l’offre proposée est de comme des centrales d’achats :fabrication française (cf. le tableau comparatif et l’infographie,p4 et p5), en nette régression par rapport à l’étude de 2016 - La Réunion des Musées Nationaux - Grand Palais (RMN-GP) est(30%). La Boutique du Musée du Luxembourg est la plus engagée concessionnaire de plus d’une quarantaine de boutiques deavec une offre à 45% Made in France, suivie par les boutiques du musées, et ce dans toute la France, sous le siteChâteau de Versailles (33%) et du Louvre (32%). Force est de boutiquesdemusées.fr. Cet organisme public a contribué àconstater la chute de ces deux anciens premiers de la classe, qui augmenter l’opacité sur l’origine des produits, en éditant desavaient des produits hexagonaux pour respectivement 63% et 47 gammes entières (i.e. Cartes postales) sans aucune indication de% de leurs offres. En milieu de tableau, le musée d’Orsay (30%; provenance.+5pts), le Museum d’Histoire Naturelle (25%, + 15 pts) - Artéum, un autre consortium, implanté en région parisienne,améliorent partiellement leurs référencements. En bas de fonctionne lui aussi comme un concessionnaire en exploitant enclassement, la boutique du musée de l’Armée et celle du Quai commun plusieurs boutiques de musées.Branly n’offrent que 16% et 6% de produits Made in France à Ces exploitations commerciales par des structures communesleurs visiteurs. Le Mont Saint-Michel, nouvel entrant et haut lieu devraient leur permettre d’agir également comme une centraletouristique français, déçoit fortement avec une proposition MIF d'achat permettant d’optimiser les commandes et, par effetde 8%. d’échelle, de négocier des tarifs avantageux afin de baisser le prix unitaire des produits Made in France.Coté offre, si des produits tels que les coussins (67%) ou les Fort de ce constat, la question d’un autre modèle pour lesboules de neige (>60%) sont majoritairement Made in France en musées se pose. La France inspire le monde de par son art, maisboutique, nous n’avons qu’un seul exemplaire de T-shirt de ne propose que très peu d’articles provenant de ses usines. Lesconfection française. Lors de nos visites dans les boutiques, nous commandes de ces boutiques assureraient des débouchésavons identifié deux catégories d’articles : considérables à nos entreprises. Quant aux délais de livraison (3- Des articles dits « haut de gamme », pour une large majorité mois par containers), rappelons qu’une fabrication locale permetd’origine française, où l’on retrouve de grands noms de notre une flexibilité et une réactivité accrue.patrimoine artisanal et industriel, tels que la porcelaine de Pour conclure, il importe surtout d’inverser la tendance etLimoges avec la marque Bernardaud, la faïence de Gien, ou d’étoffer l’offre de produits hexagonaux de ces acteurs, afin deencore les soieries Brochier. ne plus proposer aux touristes étrangers des produits- Une série d’articles à bas coût, majoritaire en volume et potentiellement fabriqués dans leurs propres pays…presque tous fabriqués à l’étranger, principalement en Asie.L’offre Made in France existe pourtant pour ces produits (cf.notre liste de fournisseurs d’articles Made in France). 3

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Origine des produits dérivés des boutiques de muséesTableau comparatif des variations de l’offre en boutiques 5

Origine des produits dérivés des boutiques de muséesObjet de l’enquête et précisions méthodologique La somme des visiteurs de chaque musée étudié par la FIMIFCette étude a pour objectif de dresser un état des lieux de fait 32,4 millions qui, rapportée à 67,7 millions nous donnela provenance des produits distribués dans les musées un pourcentage de représentativité de près de 48%.français. Elle prétend également présenter l’évolution despratiques des musées, tant en termes de transparence qued’origine depuis la première version de cette étude, parueen Juin 2016. Finalement, elle vise à interpeller les Méthodologie et échelle de notation de laresponsables des boutiques des musées, leurs acheteurs et transparence des musées et de la proposition deles consommateurs sur la provenance parfois exotique produits françaisd’objets censés représenter la France, et de proposer desalternatives aux produits importés en détaillant une offre Cette méthodologie s’applique pour l’ensemble des produitséquivalente française. proposés dans les musées. Le critère de notation est réalisé selon la méthode ci-dessous : Transparence :L’étude a été menée sur les mois de mars, avril et mai 2019, Notation de chaque produit proposé dans le musée, avecpar les membres de la FIMIF via différents canaux : une note / 10, comme suit :recherches internet via les boutiques en ligne, relevés dans ● 10 points pour une offre indiquant le lieu deles boutiques physiques et via des entretiens conduits fabrication (pays ou ville)auprès du personnel en charge des boutiques. Nous nous ● 5 points pour une offre mixte (certains produitssommes également appuyés sur les marques, en les proposés indiquent le lieu de fabrication, d’autresquestionnant sur l’origine de leurs produits, et avons pris des non)renseignements auprès de sources externes évoluant dans ● 0 points pour une offre n’indiquant jamais l’originece secteur. de fabricationNous nous sommes attachés à fournir la provenance de 18types d’objets usuels vendus dans les 13 sites étudiés. Origine : Notation de chaque produit proposé dans le musée, avec une note / 10, comme suit :Représentativité ● 10 points pour une offre uniquement Made in FranceDétermination de la part que représentent les musées ● 5 points pour une offre mixte (certains produitsétudiés dans le total des visites de musées en France : sont Made in France, d’autres non) ● 0 points pour une offre uniquement étrangère, ouLes musées français ont accueilli 59 millions de visiteurs en d’origine inconnue2016 (chiffre le plus récent). A ce chiffre doivent s’ajouter les5,9 millions de visiteurs pour la Tour Eiffel, les 1,2 million de NB : Dans les cas où l’origine des produits a été trouvée grâcela Fondation Louis Vuitton et les 2,5 millions du mont Saint à des recherches externes, la notation du musée sur laMichel1, soit 67,7 millions en tout. transparence conserve un 0, et la notation sur l’origine est réalisée à partir des éléments obtenus lors de nos recherches.1 Non considéré comme un musée dans le document cité 6

Origine des produits dérivés des boutiques de muséesRemerciements et contacts Remerciements La FIMIF remercie en particulier :- les bénévoles qui ont permis de réaliser cette étude : Cécile, Charlotte, Dunni, Hélène, Amandine, Véronique, Jean-Paul, Jacky, Stéphane, Vincent, Eric et Maxime ; - Le personnel des musées et les marques qui ont accepté de répondre à nos questions Contacts Auteur de l’enquête Pour tout contact, merci de vous adresser à : Maxime BALSAT – 06 37 96 27 43 Amandine HESSE - 06 01 45 51 55 contact@fimif.fr 7

Origine des produits dérivés des boutiques de muséesAnnexes : détails et analyse des musées La première (Librairie des Princes) dispose elle-même de trois espaces : objets de la maison (vaisselle, parfums,Château de Versailles savons, parfums) et gourmandises, librairie, et espace enfant. Le premier fait figure de bon élève, puisque l'origine de fabrication est très présente, et très souvent française. IlLe château de Versailles fait partie de la Réunion des Musées est toutefois dommage que certains articles qui semblentNationaux - Grand Palais. traditionnels soient fabriqués ailleurs, à l'image d'un mug en porcelaine fabriqué en Thaïlande. Au contraire, le royaume- La boutique en ligne des enfants est aussi celui du Made in Asie et du manque de transparence criant. On y retrouve énormément d'articlesContrairement à la situation en 2016, où la mention sans marquage, ou pire ; certaines étiquettes mentionnantd'origine était indiquée dans un grand nombre de fiches l'origine de fabrication (chinoise) qui se trouventproduit, elle ne l’est en 2019 que lorsqu’elle est flatteuse, recouvertes par d'autres qui ne la mentionnent pas. Lac’est-à-dire Française ou européenne. mauvaise intention dans cette pratique peut être ici écartée, puisque d'autres objets fabriqués en France se retrouventLa FIMIF recommande, cette fois encore, aux gérants de l’e- aussi avec leur mention d'origine masquée : il s'agit plutôtboutique de fournir davantage d'informations d'origine d'un manque d'intérêt pour la mise en avant de cetteafin de ne pas prendre le risque de tromper le client. information. On regrettera aussi que la fabrication française ne soit même pas mentionnée dans les rares cas où elle est- Les boutiques physiques avérée : c'est le cas de certains costumes pour enfants. Lorsque l'origine est visible, le Made in France faitNous notons globalement la plus forte baisse de figure d'exception...l’approvisionnement en produit d’origine française, puisquele Château de Versailles, parmi les bons élèves en 2016, La seconde boutique comporte aussi son lot depasse d’un approvisionnement à 63% Made in France contre contradictions. Certains efforts sont consentis, notamment33% en 2019, sans doute dû au développement de l’offre de avec la mise en avant de plusieurs articles fabriqués par desproduit (le musée proposant en effet deux produits types entreprises labellisées EPV (attention au placement dessupplémentaires par rapport à 2016), qui s’est traduit par panneaux explicatifs !), qui s'accompagnent de quelquesune augmentation en volume, mais pas en qualité. mots explicatifs. On retrouve aussi la vaisselle de Gien fabriquée en France, ainsi que des étoles de soie de mêmeLe château de Versailles dispose désormais de trois origine. Certains produits de type vaisselle laissent leboutiques physiques. En surcroît des deux historiques, à consomm'acteur avide de marquage d'origine sur sa faiml'entrée et à la sortie, une troisième a ouvert récemment sur (marque La Cocotte notamment). Les articles dele parcours de la visite. Certains articles phares sont parfumerie/savonnerie et les articles de bouche sont aussicommuns à deux voire trois boutiques, par exemple des de fabrication hexagonale pour l'immense majorité.pièces de la faïencerie de Gien Les boutiques proposent Cependant, impossible de ne pas relever la présence de deuxessentiellement des produits en lien avec l’histoire des livres "French Pastry" et "French Cuisine", affublés d'unmonarques célèbres ayant résidé à Versailles. A leur image, liseré tricolore et de la mention "Made in France", quion retrouve des lignes de produits « Roi soleil », ou « Marie affichent fièrement en leur intérieur "Printed in Slovenia" :Antoinette ». le Made in France s'arrête visiblement à la cuisine... Du côté des jouets, de manière redondante, on retombe dans les mêmes travers qu'en début de parcours. La dernière boutique qui tend les bras aux visiteurs laisse la même impression mitigée. A nouveau, la faïencerie, les sucreries, et la parfumerie affichent plutôt une fabrication française, tandis que d'autres objets de la maison échappent à toute mention d'origine (gros sabliers en bois notamment). Troisième réplique pour les jouets, avec quelques nouveaux venus (petits ballons, objets de la table "un jour à Paris") qui n'ont pas su résister au masquage (volontaire ou involontaire) de la mention d'origine... Chinoise ! 8

Origine des produits dérivés des boutiques de muséesMusée du LouvreLa boutique du musée du Louvre est exploitée par la Réunion Bernardaud, la faïence de Limoges, de Gien (cf corner sur lades Musées Nationaux - Grand Palais. Elle dispose d’une e- photo), et la tapisserie Art de Lys (Nord) …. etc mais disposeboutique, de même que de deux boutiques physiques. aussi d’un rayon destiné aux achats impulsifs, près des caisses, où sont vendus des produits (porte-clés, magnets)- La boutique en ligne ayant une provenance majoritairement asiatique.Pour ce qui est de la transparence dans la présentation del’origine de fabrication, nous avons pu constater quepresque aucune origine n’est indiquée sur la boutique enligne, exception faite de quelques produits d’originefrançaise. Cette situation reste identique par rapport à 2016.- Les boutiques physiquesDe même, alors que tous les descriptifs des produits vendusfont de nombreuses références à l'histoire de France, peu deproduits Made in France y sont effectivement produits. Pource qui est de la boutique physique, la transparence n’est pasnon plus de mise puisque plus de 50% des articles nepossèdent pas de mention d’origine. Toujours au sujet de latransparence, on constate que lorsque l’origine est flatteuse, La boutique propose une offre de produits dérivés parnotamment « Made in France » celle-ci est mise en avant via thématique : Marie-Antoinette, Napoléon, la Joconde, etc…une signalétique tricolore, alors que pour les objets avec des objets récurrents : bloc-notes, stylo, jeux de carte,d’importations, elle ne l’est pas, symptomatique d’un puzzle, mugs etc.opportunisme mercantile qui ne met en avant que ce quil’arrange. De même, signalons quelques cas de Francolavage, Signalons également un « corner » où l’on peut retrouverces marques qui utilisent un nom français pour distribuer des une sélection de produits fabriqués en France, notammentproduits qui n’ont de français que la marque : L’attrape des friandises, tels que le Chocolat des Français, ou descœur, La cocotte Paris etc. (Cf photo ci-dessous) objets souvenirs comme des boules à neige, qui est côtoyé de très près par des objets d’origine chinoise, en forme de tour Eiffel… ce qui n’est pas de nature à éclairer le consommateur.La boutique du Louvre propose de nombreux objets haut degamme, reflétant notre artisanat d’Art, tel que la porcelaine 9
Origine des produits dérivés des boutiques de muséesMusée du Grand PalaisLa boutique du Grand palais fait partie de la RMN-GP. Elletrait à une exposition en cours et une boutique en ligneBoutique en ligneLa boutique en ligne du Grand Palais, gérée par la Réuniondes Musées Nationaux - Grand Palais, met en avant l’originefrançaise de certains de ses produits haut de gamme, tout enrestant silencieuse sur une majorité d’autres références. Aumoment de passer commande, il est souvent indiqué àl’internaute que son produit sera expédié depuisl’international.Boutique physique Tasse Grand Palais, Made in UELa boutique physique est principalement orientée vers uneoffre de livres et revues en lien avec l’exposition. Lesproduits en vente sont en nombre restreint, et fortement liés Origineà l’exposition en cours. Pour ce qui est de l’origine, là aussi on assiste à une baisse,Transparence en passant de 30,0% de Made in France à 20%. A l’instar duOn remarque une légère baisse de la transparence, par relevé de 2016, on pourra déplorer des origines de paysrapport à 2016, puisque le musée passe de 75% à 73%. La européens pour de nombreux produits disponibles enfaute essentiellement aux produits RMN, qui n’indiquent version Made in France. C’est particulièrement le cas pourpratiquement pas l’origine, et qui quand c’est le cas, le font les sacs en tissus (Fabriqué au Royaume Uni) ou les jouets,de manière lacunaire (Made in UE). dont plusieurs sont de provenance espagnole.Musée du Quai BranlyLa boutique du musée du Quai Branly est gérée par la à poster" des éditions typographiques artisanales Les petitesRéunion des Musées Nationaux - Grand Palais. Elle dispose allées (faits à Rochefort sur Mer, cf dessous) ou les pin's ded’une e-boutique où les articles sont présentés, de même créateurs Tiny Saguaro, fabriqués en France qui parraissentqu’une boutique physique. bien isolés.Bon dernier du classement 2016 en termes d’origine, lemusée Branly, cette année encore, pointe à une mauvaiseplace au classement, avec seulement à 0,6% d’originefrançaise. Coté transparence, le quai Branly ne se distingueguère, avec 47% d’origine indiquée.Etant donnée la spécificité du Musée du Quai Branly, dédié àla présentation des arts et civilisations d’Afrique, d’Asie,d’Océanie et des Amériques, on observe que l’offre est enconséquence, avec de nombreux objets vendus dans laboutique qui sont des produits « ethniques », ayant souventun lien avec les expositions temporaires.Un effort d'information est fait sur ces articles artisanaux etleur origine, et de petits panneaux qui racontent leur origine Quelques produits dérivés (très peu nombreux) n'ont aucunet leur histoire de la marque. lien de production avec le pays d'origine, par exemple lesOn peut néanmoins regretter que, en ce qui concerne les tote bags Better world arts qui affichent "designed inproduits dérivés non artisanaux (mugs, cahiers, magnets, Australia, made in China", avec le commentaire: "Betterjeux pour enfants etc.), une grande quantité de produits soit World Arts travaille main dans la main avec des artisansfaite en Chine. Aborigènes originaires de toute l'Australie, perpétuant ainsiDe fait, l'offre clairement étiquetée Made In France est des savoir-faire ancestraux". Ici, c’est uniquement l'impriméquasiment inexistante, et sans aucune cohérence : les "livres qui est aborigène. 10
Origine des produits dérivés des boutiques de muséesMusée d’OrsayLa boutique du musée d’Orsay est gérée par la Réunion des permanentes du musée (fabriquées à Saint-Denis en Ile-de-Musées Nationaux - Grand Palais. Il dispose d’une e- France)boutique où les articles sont présentés, de même qu’une On pourra noter pour cette édition la légère augmentationboutique physique. de l'offre Made in France globale de la boutique : (de 25% à 30 %). Cette dernière ne nous semble néanmoins pasComme pour l’étude de 2016, sont principalement fabriqués suffisante au regard de la fréquentation du Musée, troisièmeen France les produits haut de gamme vendus dans la en France par son affluence l'an passé.boutique du Musée d'Orsay: les torchons de l'expositionainsi que toutes les reproductions des sculpturesMusée PompidouLe musée Pompidou fait partie de la Réunion des MuséesNationaux - Grand Palais. Il dispose d’une e-boutique où lesarticles sont présentés, de même qu’une boutique physique.La boutique en ligne du Musée Pompidou met en avantl’origine française de ses produits, tout en restant silencieusesur une majorité d’autres références.Nous avons reçu un bon accueil, et n’avons rencontré aucunproblème pour faire des photos. Cette boutique proposeessentiellement à la vente des créations des capsulestemporaires en lien avec les artistes exposant dans le musée,et ce d’origine française et étrangères. Un certain nombre deproduits ne mentionnent pas l'origine. OrigineTransparence Pour ce qui est de l’origine, là aussi on assiste à une baisse,On remarque une légère amélioration de la transparence, en passant de 25% de Made in France à 18%. A l’instar dupar rapport à 2016, puisque le musée passe de 25% à 29% relevé de 2016, on pourra déplorer des origines de paysd’indication d’origine. L’origine exotique de européens pour de nombreux produits disponibles enl’approvisionnement serait justifiée par l’origine variable des version Made in France. C’est particulièrement le cas pour laartistes exposants. Malheureusement, cette règle n’était pas vaisselle, qui en 2016 encore, était proposée en versionune réalité pour les produits dérivés d’artistes français. tricolore. 11
Origine des produits dérivés des boutiques de muséesMusée du LuxembourgLe musée du Luxembourg fait partie de la Réunion des TransparenceMusées Nationaux - Grand Palais. Il dispose d’une e- On remarque une légère baisse de la transparence, parboutique où les articles sont présentés, de même qu’une rapport à 2016, puisque le musée passe de 71% à 50%. Laboutique physique. On remarque que contrairement aux faute encore une fois essentiellement aux produits RMN, quiautres boutiques, le musée du Luxembourg a approfondi son n’indiquent pratiquement pas l’origine.offre de produits dérivés, puisque cette année, ce sont 4 Origineproduits types en plus par rapport à 2016 que nous Pour ce qui est de l’origine, là au contraire, on assiste à uneretrouvons dans nos relevés. Seconde bonne surprise, augmentation, d’autant plus louable qu’elle s’est faite aussil’approfondissement de la gamme s’est fait vers des produits concomitamment à un élargissement de la gamme, end’origine Française. Cocorico ! passant de 36% de Made in France en 2016 à 45,0% en 2019.Musée de l’ArméeLa boutique du musée de l’armée fait partie du consortium Transparencede boutiques Artéum. Le musée dispose d’une boutique On remarque une forte baisse de la transparence, parphysique. Nous n’avons pas fait l’objet d’un accueil très rapport à 2016, puisque le musée passe de 50% à 31%chaleureux, et nos questions quant à l’approvisionnement d’origine indiquée. Une écrasante majorité des produits neen produits d’origine française dans la boutique sont restées fait pas l’objet d’un marquage d’origine, opacifiant lelettres mortes. Dans cette boutique, on trouve un bon processus de choix du produit. D’autant plus qu’on assiste àassortiment de produits Made In France, surtout pour les une pratique malhonnête visant à masquer l’origine duproduits haut de gamme (faïence de Gien, cf photo ci produit par l’étiquette de manière systématique.dessous…). Origine Pour ce qui est de l’origine, là aussi on assiste à une forte baisse, en passant de 37 à 16% de fabrication Française. A l’instar du relevé de 2016, on note l’arrêt de d’approvisionnement en parapluie, en coussins, en mugs, en peluches et en cahier d’origine hexagonale. 12
Origine des produits dérivés des boutiques de muséesMusée des Arts DécoratifsLa boutique du musée des Arts Décoratifs est gérée parconsortium Arteum. Le musée dispose d’une boutique enligne où les articles sont présentés, où le musée mentionneque la collection du Musée des Arts Décoratifs est une desplus importantes au monde, présentant, du Moyen Âge à nosjours, un panorama inégalé de l’histoire du meuble, du verre,de la céramique, de l’orfèvrerie, du bijou, du design, dutextile et de la mode, du graphisme et de la publicité.TransparenceOn remarque une forte amélioration de la transparence, parrapport à 2016, puisque le musée passe de 63% à 75%d’origine indiquée, le plaçant en première place sur le Originepodium de la transparence. Néanmoins, la nouvelle Pour ce qui est de l’origine au contraire, on assiste à unecollection aux couleurs de Paris (rouge et bleu) est une faible baisse, en passant de 30% à 21% de fabricationcollection où la provenance n'est pas précisée. Française. Nous constatons que plusieurs collectionEn ce qui concerne la collection "drôles de petites bêtes" « capsules » de bijoux (ex: Chic alors) sont Made in Franced'Antoon Krings, toute la collection n'est pas Made in France mais l’origine n’est malheureusement pas mise en avant.mais seulement une petite partie. 13
Origine des produits dérivés des boutiques de muséesFondation Louis Vuitton Origine Pour ce qui est de l’origine, l'entrée dans le palmarès estLa boutique de la Fondation Louis Vuitton est gérée en direct décevante et La Fondation ne se hisse que péniblement au-par la Fondation Louis Vuitton. Les objets se veulent sobres, dessus des 21%. Nous avons pu constater qu'il y avait unclairs, légers et s'inscrivent dans une gamme classique de nombre restreint de produits MIF, même si l’on notera laproduits de musée : les mugs sont en verre ou en porcelaine Collaboration Louis Vuitton x OMY, uniquement composéeblanche sérigraphiée, les sacs en coton naturel, les bougies de produits Made in France.jouent sur la transparence, les parapluies évoquent les voilesde verre, les trousses jouxtent les répliquesTransparencePour ce nouveau venu dans l’étude, le musée obtient lamoyenne niveau transparence, avec 50% d’origine indiquée. 14
Origine des produits dérivés des boutiques de muséesTour EiffelLa Tour Eiffel est depuis peu gérée par le consortium Artéum.La tour Eiffel possède près de 8 boutiques de taillesdifférentes sur 3 niveaux, répartis entre le parvis, le 1er et le2ème étage : l'offre commerciale est donc très importante, àchaque étage. Notons qu’un projet serait à l’étude, visant àproposer une offre plus étoffée de produits Français.TransparenceOn remarque une légère baisse de la transparence, parrapport à 2016, puisque le monument passe de 73% à 67%.L'affichage de l'origine est le plus souvent indiqué,expliquant le bon résultat du musée.OriginePour ce qui est de l’origine au contraire, on assiste à unefaible baisse, sur un pourcentage déjà catastrophique, enpassant de 17% à 13% de fabrication Française. Les articlesMIF bénéficient de grands supports avec mention MIF, desorte que même si le Made in France est peu présent, il esten revanche bien identifiable. 15
Origine des produits dérivés des boutiques de muséesMuséum national d’Histoire NaturelleLe Muséum National d’Histoire Naturelle s’inscrit dans unedémarche visant à augmenter la part de fabrication Originefrançaise. Malgré l’effort entrepris sur l’origine de certains Pour ce qui est de l’origine au contraire, on assiste à uneproduits, les vendeuses n'ont pas été en mesure de répondre augmentation significative, en passant de 10% à 25% deà nos questions quant à l’origine des produits. fabrication Française. Les articles Made in France sont mis en avant par des étiquettes Bleu Blanc Rouge fort visibles.TransparenceOn remarque une légère baisse de la transparence, parrapport à 2016, puisque le monument passe de 60% à 56%d’indication d’origine présentée. 16
Origine des produits dérivés des boutiques de musées TransparenceMont Saint-Michel La boutique du Mont-Saint-Michel est au-dessus de laLa boutique officielle du Mont-Saint-Michel, pour sa moyenne, en proposant plus de 58% d’indication d’originepremière année dans le classement, entre directement en présentée.bas de classement. C’est une déception de taille pour ce sitehistorique de renom, qui accueille le plus grand nombre de Originetouristes dans notre pays hors Ile-de France Pour ce qui est de l’origine au contraire, c’est une catastrophe, puisque ce ne sont pas plus de 8% des produits que vous retrouverez dans leur version Française. Les rares élus figurent parmi les porte-clefs et quelques jeux. Pour le reste, le choix du Made in ailleurs sera imposé au visiteur. 17
Origine des produits dérivés des boutiques de muséesListe des fournisseurs de produits Made In FranceLa FIMIF met à disposition des acheteurs des musées cette liste de fabricants et revendeurs de produits Made in France. Surl’échantillon de produits que nous avons testé, il est possible de proposer au public une offre 100% Made in France.Tee-shirts ● Lemahieu (Fabrication à Saint-André-les-Nord, 59) o www.lemahieu.com o 03 20 51 62 42 o salemahieu@lemahieu.com ● Chanteclair (Saint-Pouange, 10) o www.chanteclair.fr o 03 25 41 71 68 o info@chanteclair.fr ● Moulin Neuf Textile (Saint-Antoine-Cumond, 24) o 05 53 90 77 77 o www.moulinneuftextiles.com ● Atelier Cuir & Mode (Moutiers les Mauxfaits, 85) o 02 51 42 48 92 o atelier_cuir_et_mode@bbox.fr ● Le rêve du Dogon (75) o www.revedudogon.com o 01 44 74 94 40 o contact@revedudogon.comEcharpes ● Guillaumond (Saint Pal de Mons, 43) o www.guillaumond.com o 04 71 61 04 48 o guillaumond@guillaumond.com ● Peyrache (Saint Didier en Velay - 43) o www.peyrache.fr o 04 71 61 02 91 o peyrache@peyrache.fr ● Au-delà du fil (fibres biologiques et recyclées) o audeladu-fil.com o 06 15 60 70 45 o a.pfister@audeladu-fil.com ● Letol (Charlieu, 42) o www.letol.fr o nfo@letol.frGobelets, mugs et vaisselle ● Duralex (La Chapelle saint Mesmin, 45) o www.duralex.com o 02 38 71 88 00 o info@duralex.com ● Revol (Saint-Uze, 23) o revol-porcelaine.fr o 04 75 03 99 99 o contact@revol-porcelaine.fr ● Royal Limoges (Limoges, 87) o 05 55 33 27 30 o www.royal-limoges.fr o contact@royal-limoges.com ● Pillivuyt (Mehun-sur-Yèvre, 18) o 02 48 67 31 63 17 18
Origine des produits dérivés des boutiques de musées o www.pillivuyt.fr o commercial@pillivuyt.fr ● Gien ( Gien, 45) o 02 38 05 21 50 o www.gien.com o web@gien.comBadge et Pin's ● Cadeau Com, J-Média, Agence Tapis Rouge, Le rêve du Dogon o coordonnées en fin de listeSacs en tissu ● Thenthorey (Eloyes, 88) o www.sac-citoyen.com o 03 29 64 32 00 o contacts@tenthorey.com ● Tarn Sacs (Albi,81) o www.tarnsacs.fr o 06.60.44.35.43 ● Cabedine (Saint-Cyr, 78) o www.cabedine.fr o 06 81 73 74 15 o contact@cabedine.frPorte clés ● MP Publicité, Vert la Pub, KelCom, Agence Tapis Rouge, Cadeau Com, Le rêve du DogonStylos et crayons ● La compagnie Française des Crayons (Fabrication à Lay, 42) o via MP Publicités ou Vert la Pub ● Stylo BIC (fabriqués à Marne la Vallée, 77) o personnalisation par BIC Graphic o www.bicgraphic.eu ● Le rêve du Dogon (75) o www.revedudogon.com o 01 44 74 94 40 o contact@revedudogon.comAimants ● 123-Magnet (Marseille, 13) o www.123-magnet.com o 04 91 85 49 03 o contact@123-magnet.comCartes postales et calendriers ● Alloprint o www.apollprint.com o 04 67 42 55 81 o contact@apollprint.comCarnets et cahiers ● Rhodia (Illzach, 68) o www.bloc-rhodia.com o info@clairefontaine.com ● Maki Nature (Cheval-Blanc, 84) o www.papiermaki.fr o 04 90 71 55 43 o sarlmaki@orange.frParapluies ● Parapluie publicitaire (assemblage en France) o www.parapluie-parasol-publicitaire.com 19
Origine des produits dérivés des boutiques de musées ● Piganiol (parapluies personnalisables fabriqués à Aurillac, 15) o pluie@piganiol.fr ● Guy de jean o www.guydejean.com o 03 86 39 31 81 o contact@guydejean.comBoîtes à bonbons, confiseries ● Emballages publicitaires (atelier de réinsertion) o www.evoo.fr o 06 68 65 21 03 o cpeiffer@evoo.fr ● A pas de géant, Dimo, MP Publicité (déjà cités)Coussins ● Art de Lys o www.artdelys.com o 03 20 75 42 10Tour Eiffel ● Passion France o www.passionfrance.fr o 01 71 19 75 87 o passionfrance@fonbelle.comBoule à neige ● Passion France (voir plus haut)Puzzles ● Michèle Wilson o www.puzzles-et-jeux.com o 01 45 75 35 28 o contact@pmwd.fr 20

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Author: Francesca Jacobs Ret

Last Updated: 01/05/2023

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Name: Francesca Jacobs Ret

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Job: Technology Architect

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